Popeye au Mexique

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samedi 14 février 2009

Mouvement zapatiste

En France ce mois-ci :

Quinze ans de lutte pour l'autonomie Lieu : France (département : 75) le 21/02/2009

Événements autour des zapatistes les 1er et 21 février 09

1994-2009 : QUINZE ANS DE LUTTE POUR L’AUTONOMIE Cette année, cela fera quinze ans que l’EZLN s’est soulevé en armes pour exiger un toit, la terre, du travail, la santé, la nourriture, l’éducation, l’indépendance, la démocratie, la liberté, la justice, la culture, l’information et la paix. Les communautés zapatistes n’ont cessé de développer leur autonomie. Depuis, malgré la guerre de basse intensité, malgré les projets touristiques et le travail de division des communautés menée par les partis politiques et les gouvernements fédéral et de l’État du Chiapas, l’autonomie zapatiste est plus forte que jamais : des milliers d’écoles, de centres de santé, plusieurs cliniques où se pratiquent quelques opérations chirurgicales, des dizaines de coopératives agricoles ou artisanales existent. Il est plus que jamais nécessaire de les soutenir.

Samedi 21 février Journée de solidarité avec les centres de communication autonome zapatistes Depuis près de onze ans maintenant, les communautés zapatistes se sont appropriés les moyens de communication audiovisuelle. Jusqu’alors objets de documentaires vidéo, ils en deviennent les acteurs en apprenant la maîtrise des outils de communication (radio, vidéos, Internet). Aujourd’hui près de vingt-quatre films, diffusés internationalement, ont été réalisés par des paysans zapatistes. Outil indispensable pour transmettre leur parole, c’est aussi un moyen pour nous d’informer et de sensibiliser sur la situation là-bas. Aujourd’hui, ils rencontrent des problèmes de financement, cette journée est là pour les soutenir.

Programme :

17 heures : le projet de communication autonome zapatiste

Ateliers vidéo (17 min.)

Ce film, tourné à Morelia, retrace les tout premiers ateliers vidéo et l’utilité de la vidéo dans une situation de harcèlement des communautés de la part des militaires et des paramilitaires.

17 h 30 : Projections sur le travail communautaire zapatiste

Le Potager de Zapata (19 min.) Travaux collectifs en résistance (17 min.)

Ces films, réalisés par des paysans zapatistes, traitent de la manière dont ils travaillent en collectif.

18 heures : Discussion

18 h 30 : Projection « L’autonomie zapatiste »

Éducation en résistance (21 min.) Vers une nouvelle santé (42 min.)

L’éducation et la santé sont les lieux où l’on voit le plus clairement les réussites zapatistes. Alors que le premier nous montre que face à l’incurie gouvernementale, les zapatistes ont su prendre en main leur éducation pour qu’elle soit en adéquation avec leurs besoins, le second nous montre comment les zapatistes, en alliant médecine traditionnelle et moderne, luttent contre les maladies et améliorent la situation sanitaire dans les communautés.

19 h 30 : discussion

20 heures : Repas de solidarité à prix libre

à la CNT 33, rue des Vignoles 75020 Paris

Métros : Buzenval ou Avron

Plus d’infos sur les vidéos zapatistes sur http://promediosfr.free.fr.

Depuis la Marche vers Mexico en 2000 et l'autre campagne (tour des 31 états du Mexique au moment des élections présidentielles mexicaines), en 2006, l'ELZN ne s'exprime plus que rarement par la voix de son célèbre porte-parole (Cdt Marcos). Nombreux pourtant sont ceux qui reconnaissent que l'écho planétaire donné au mouvement a contribué à l'évolution de la situation générale du Chiapas.

dimanche 21 décembre 2008

Les incontournables

Le site précolombien d'El Tajin ("le dieu du tonnerre" en totonaque) n'est qu'à quelques kilomètres de Papantla. On sait peu de choses sur ceux qui construisirent ce centre religieux et culturel de tout premier ordre, sans doute vers l'an 600. Si les Totonaques ont bien habité El Tajin, rien ne prouve qu'ils en aient été les fondateurs. Un grand nombre de jeux de pelotes, décorés de bas-reliefs représentant des sacrifices humains ont été construits entre 600 et 900. Le joyau du site demeure néanmoins la Pyramide des Niches. Haute de 25 mètres, elle abrite 365 alcôves, autant que de jours dans l'année solaire. Il pourrait s'agir d'un calendrier géant, bien que cette interprétation demeure controversée. Abandonnée vers 1200, la ville fut redécouverte accidentellement par les Espagnols en 1725. Ce site est une visite incontournable dans cette région.

mercredi 17 décembre 2008

México à vélo

Marcelo Ebrard, le maire de la capitale México, encourage ses administrés à enfourcher la petite reine. Quelques pistes cyclables ont fait leur apparition. De 7h à 14h le dimanche, une partie du centre historique est interdite aux voitures. Sur 14 km, chacun choisit son mode de déplacement du roller au tricycle. Certains hôtels, comme l'Holiday Inn du Zocalo, prêtent des bicyclettes à leurs clients. Avant de vous lancer, munissez-vous d'un casque et n'oubliez pas que vous êtes en altitude (2 400m).

dimanche 16 novembre 2008

Les voladores

La danse des voladores est pratiquée depuis des temps immémoriaux par les Indiens Totonaques. Elle se déroule en plusieurs temps dont le point d'orgue est l'envol des quatre danseurs qui représentent le ciel, la terre, le feu et l'eau, tandis que le mât est dressé au centre de cette vision verticale. Perché sur une minuscule plateforme de 40 cm de côté, le cinquième homme, le caporal, debout, arc-bouté vers le ciel, lance les notes aigrelettes de sa flûte vers Chichini, le dieu du soleil, tout en jouant du tambourin. Lorsqu'il s'arrête, les voladores attachés par les pieds s'élancent tête en bas. Tandis que les miroirs cousus dans leurs chapeaux accrochent les rayons solaires, ils effectueront chacun 13 tours autour du poteau, soit au total 52, en référence à l'année solaire. Le nom totonaque des danseurs, Koxnin, signifie "le vol des morts". Si l'on trouve désormais des voladores dans tout le Mexique, seuls les danseurs de Papantla dont le mât traditionnel est dressé devant la vieille mission ont conservé la dimension métaphysique de cet art périlleux.

mardi 12 août 2008

Villages magiques

Dans la Sierra Nord de Puebla se trouve un village "magique" appelé Cuetzalan au milieu des montagnes recouvertes d'une végétation très dense. Ce village à 174 km au nord-est de Puebla conserve jalousement les traditions des ancêtres autochtones et coloniaux. Les habitants produisent le café le plus aromatique et le plus apprécié du Mexique. Les habitants de Cuetzalan revêtent des habits de coton blanc, de fils de jute et de laine et des sarapes, châles, jorongos, cambayas de couleurs, et rebozos tissés sur d'anciens métiers. Ils travaillent également le bois pour faire des meubles, tambours, flûtes, violons et masques. Le marché tenu sur la place le dimanche est rempli de divers objets : chapeaux et paniers jusqu'aux pièces de céramique et miniatures de bois et de chiffons. La tradition culinaire de ce coin de la Sierra combine les éléments autochtone et espagnol qui produisent des plats comme la viande séchée fumée qui s'accompagne d'un potage de nahuatlaca, des champigons de la forêt et des tlacoyos. Sur le marché du dimanche, on peut déguster des tamales farcis de légumes et enveloppés dans une feuille d'avocat et le café produit dans les plantations de la région. Il y a aussi le vin local obtenu de la maracuya et le yolixpan. La visite du marché le dimanche est un MUST. La route panoramique qui conduit au village est d'une beauté sans égale. Le village lui-même est enfoui dans de profonds canyons toujours verts sillonnés de rivières plus belles les unes que les autres. Le détour vaut la peine à travers cette région tout près de la capitale Mexico.

dimanche 20 juillet 2008

La Guelaguetza à Oaxaca

la Guelaguetza rassemble 16 groupes ethniques de sept régions de Oaxaca (danses et chants traditionnels en l’honneur de Centeotl, déesse du maïs). La Guelaguetza est célébrée à Oaxaca, appelée "el Lunes Cerro", ou "lundi sur la Colline" les deux lundis suivants le 16 juillet. C'est une célébration dans laquelle les représentants des nombreuses communautés de Oaxaca viennent ensemble et célèbrent la diversité de leurs traditions et cultures. L'état de Oaxaca posséde 16 groupes ethno-linguistiques différents. C'est une fête incroyablement diversifiée. Les danseurs portent l'habillement traditionnel et exécutent des danses folkloriques qui sont particulières à leur région. À la fin de la danse, ils jetent des articles à la foule, produits qui viennent de la région qu'ils représentent. Origines du Guelaguetza : Le mot Guelaguetza veut dire "offre, cadeau" dans la langue Zapotèque, et sa signification va au delà du festival. Dans les villages Oaxacan traditionnels quand il y a une occasion pour célébrer tel qu'un baptême, un mariage, ou une fête jour du saint du protecteur des villages, les gens qui assistent aux différentes fêtes, apporteront des cadeaux nécessaires pour la célébration : nourriture, boissons alcoolisées, etc. Chaque personne offre, ou la "guelaguetza" permet un échange réciproque ce qui renforce les liens sociaux à travers le temps. Le festival Guelaguetza comme célébré aujourd'hui est une combinaison d'une part de célébrations pré-hispaniques de la déesse du maïs, Centeotl et d'autre part, de la fête catholique de Notre Dame du Mont Carmel célébrée le 16 juillet.

L'auditorium Guelaguetza : Le festival Guelaguetza est célébré sur la Colline Fortin à Oaxaca (del Cerro Fortin) dans un auditorium de 11 000 places. Les spectateurs ont une vue magnifique de la ville.

Centeotl : Chaque année une jeune femme d'une des communautés de l'état de Oaxaca est choisie afin de représenter Centeotl, la déesse du maïs. Ce n'est pas un concours de beauté, mais plutôt un concours pour voir si la jeune femme connait bien les traditions de sa communauté.

Assister au festival Guelaguetza : Les billets peuvent être achetés pour le Festival Guelaguetza à travers Ticketmaster Mexique. Les billets permettent de s'asseoir tout près de la scène dansante dans l'auditorium. Les sièges ne sont pas réservés. Vous devez arriver tôt pour obtenir une bonne place. Depuis 2005 il y a eu deux spectacles par jour du Guelaguetza pour chaque lundi, l'un à 9 heures du matin et l'autre à 17 h. Si vous allez le matin, portez un chapeau et de l'écran solaire. Le soleil est très fort et il n'y a aucune ombre. Pour le spectacle de l'après-midi, prenez un poncho de pluie ou quelque chose pour vous protéger de la pluie parce qu'au mois de juillet, il pleut souvent l'après-midi.

D'autres festivités : Il y a beaucoup d'autres événements qui ont lieu à Oaxaca pendant les deux semaines du festival Guelaguetza, y compris concerts, expositions, conférences et une foire du mezcal où vous pouvez goûter des marques différentes de cette boisson alcoolisée. Il y a aussi des célébrations indépendantes du Guelaguetza dans plusieurs villages de la vallée d'Oaxaca proche où vous pouvez témoigner des festivités plus traditionnelles, tel que dans Cuilapan. Voyez des photos de la 2006 célébration du Guelaguetza dans Cuilapan.

Guelaguetza pendant l'année : Si vous ne pouvez pas aller en juillet mais vous aimeriez voir une présentation des danses de la Guelaguetza, vous pouvez assister aux spectacles pendant l'année et à l'heure du dîner : La Guelaguetza à la Casa Restaurant Cantera ou au Camino Real, chaque vendredi soir.

Cette année, la Guelaguetza a lieu les 21 et 28 juillet.

jeudi 26 juin 2008

Suite et fin des civilisations précolombiennes : les Aztèques

A l'origine, tribu de barbares ("chichimèques) de langue nahua venus, selon le mythe, de leur caverne d'Aztlan, les Aztèques s'installent dans une vallée fertile au XIIème siècle. Ils y fondent, autour de 1350, Tenochtitlan, l'ancêtre de l'actuelle Mexico, prennent la tête de la confédération qui les a accueillis, soumettent les peuples voisins, assimilent la civilisation toltèque, et, à partir de Moctezuma (1440-1472) sortent de la vallée pour des conquêtes qui les méneront au Guatemala. Ce qui les caractérise, c'est le mobile de leurs conquêtes. La guerre est pour l'Aztèque, d'abord, un devoir religieux vital. L'empire, le monde entier, ne vivent que par elle. Comme les Mayas, les Aztèques croient que plusieurs univers ont disparu dans des cataclysmes. Le nôtre est menacé. Rien ne dit, par exemple, que le soleil se lèvera demain. La mission des Aztèques est de l'y aider. Dans ce dessein, il faut lui offrir l'aliment dont il a besoin, "l'eau précieuse" : le sang humain. On multiplie donc les guerres pour capturer des ennemis que l'on sacrifie ensuite. Quand l'empire, victime de ses succès, connaît la paix, on invente "la guerre fleurie", tournois dont les vaincus fournissent des victimes aux sacrifices. Les victimes volontaires ne sont pas rares, tant elles acquièrent de gloire et de profit dans l'au-delà. Cette pratique les différencie des Mayas de la période classique (650-950), plus mesurés. Autre différence, l'organisation politique : les Aztèques ont bâti un empire militaire, alors que les Mayas vivaient dans des cités confédérées, assez pacifiques semble-t'il. Pour le reste, la ressemblance enre les deux civilisations regarde l'agriculture, la forme de la société, les croyances, la forme d'esprit, jusqu'aux jeux de balle, jusqu'aux livres, même si les glyphes des derniers ne sont que peu de chose par rapport à l'écriture des premiers, et jusqu'au système de numération, vicésimal dans les deux cas. Cette parenté est d'autant plus importante que, dans un cas comme dans l'autre, la même technique arithmétique répond à la même obsession de divination par les astres. Les deux peuples sont mentalement frères.

jeudi 12 juin 2008

Les civilisations précolombiennes - suite -

Les Toltèques. Le dernier maillon de cette chaîne ininterrompue d'influences mésoaméricaines est l'Empire toltèque. Les Toltèques sont des guerriers venus du Nord du Mexique, de langue nahua, venus s'installer après le déclin de Teotihuacan, pour fonder au Xème siècle Tula, au nord de Mexico. En l'an mille, le roi Quetzalcoatl quitte Tula pour conquérir la ville maya de Chichén Itza, dans le Yucatan. Après le Xème siècle, sous l'influence des Itzas, tribu toltèque, les grandes cités mayas du Yucatan, Chichen Itza et Mayapan se "toltèquiseront", avant d'absorber leurs envahisseurs. Ce sera l'aboutissement d'un long processus de "mexicanisation" des Mayas, et de "mayanisation" des Mexicains. Ce que les Toltèques apportèrent en propre dans ce processus est probablement, mise à part leur puissance militaire, un phénomène qui lui est lié, l'intensification des sacrifices humains par le biais de la guerre sacrée, pratique que les Aztèques, qui les évinceront à partir du XIIIème siècle, reprendront et porteront à son plus grand développement. Prochain blog sur les Aztèques

jeudi 29 mai 2008

Les civilisations précolombiennes - suite -

Des civilisations mésoaméricaines, celle des Mayas semble être celle qui s'est le plus étendue dans le temps. Leur passé peut être divisé en plusieurs périodes. La première d'entre elles fut le pré-classique ancien (1600-1200 avant J.-C), qui débuta avec l'apparition de la céramique. Dès 1500 avant J.-C, les hameaux installés au bord du Golfe du Mexique essaiement vers le nord du Belize, les Basses Terres et le Yucatán. Durant le pré-classique moyen (1200-800), parallèlement aux cités olmèques avec leurs stèles, leurs statues, leurs grandes places cérémonielles et leurs pyramides, on peut tracer les contours géographiques de l'ère maya : septentrionale (le Yucatán), centrale (les Basses Terres), méridionale (les Hautes Terres). Si l'influence de Teotihuacán, puissante cité du haut plateau mexicain, donne aux Mayas le goût des panaches et ornements de plumes, le principe de la voûte à encorbellement, des dieux et des symboles, elle n'empêche pas l'essor d'une organisation sociale et d'une architecture monumentale propre aux Mayas. Les échanges commerciaux se font entre cités, les terres sont distribuées : le système se consolide au rythme de l'expansion territoriale. L'ensemble stèles-autels devient la principale forme monumentale du monde maya. C'est à Chiapa de Corzo que l'on trouve, en 36 avant J.-C. la première trace d'écriture maya. Durant le Classique moyen (500-650 ap.J.-C.), l'essor architectural se ralentit. Le pouvoir se divise en deux têtes : l'une chargée de l'intérieur, l'autre des affaires extérieures. Sur les stèles, la figure du prince conquérant et victorieux annonce les dynasties guerrières. Le sel vient du nord-ouest du Yucatán, les coquillages et fruits de mer se vendent avec succès tout comme les plumes de quetzal ou de colibri. Dans les Basses Terres, le jeu de balle devient l'un des nombreux rituels. Attiré par le cacao et la position stratégique de l'ère méridionale maya, Teotihuacán y étend son influence. Le Classique récent (650-800) correspond à l'apogée du monde maya. Les Basses Terres prospèrent et se peuplent de plus en plus. Séparées par la jungle, les cités-états, très nombreuses, connaissent parfois la richesse sur une ou deux générations avant de s'éteindre. Frappée par un incendie, Teotihuacán décline tandis que Monte Albán, l'autre rivale, montre des signes de faiblesse. Les Mayas, bien organisés, vivent alors leur âge d'or. Ils cultivent les terres hostiles du Petén, et font naître, du Yucatán aux Hautes Terres, des cités puissantes, raffinées comme jamais le monde précolombien n'en a connues. Avec la chute de Teotihuacán au IXème siècle, c'est toute la région qui est déséquilibrée. Nous sommes alors au Classique Terminal (800-950). Des hordes venues du nord s'attaquent au haut plateau central du Mexique. Dans la ville, la population est divisée par dix. Dans le Yucatán, comme dans les Basses et Hautes Terres, le déclin de l'écriture est général.

Prochaine épisode sur les Toltèques et les Aztèques.

vendredi 23 mai 2008

Les civilisations précolombiennes

Les différentes civilisations précolombiennes ont toutes la même origine. Elles forment un monde compliqué et mystérieux, même si elles sont brillantes. On commence par les Olmèques qui tinrent vraisemblablement le devant de la scène du XVème avant J.-C. au IIème siècle après J.-C, que par leur nom aztèque (qui signifie les hommes du caoutchouc), et par un style de poterie et d'architecture. L'influence de ce groupe s'étendit de l'Atlantique au Pacifique, et jusqu'au Guatemala. La diffusion des objets olmèques indique que ce peuple faisait un commerce intense. On leur attribue deux inventions : des systèmes de canalisations souterraines pour l'irrigation, et le jeu de balle de caoutchouc. Puis, Les Zapotèques qui, établis dans la région de Oaxaca, bâtirent de grandes villes comme Monte Alban entre 300 et 700 de notre ère. Il ne faut pas oublier, non plus, la mégapole de Teotihuacan, près de la capitale Mexico, dont l'apogée se situe entre IIè et Vème siècles de notre ère, même si on la connait sous le nom que les Aztèques lui ont donné 1000 ans plus tard.La ville comportait des quartiers distincts pour les Zapotèques, les Mayas, les Mixtèques (après le Xème siècle) et les Totonaques (peuple du golfe du Mexique, El Tajin). Ces quartiers devaient plus tard servir de réserve de chasse pour les Aztèques, et former pour cela la principale réserve de troupes du conquistador Cortés. Nous évoquerons les Mayas, les Toltèques et les Aztèques sur le prochain blog.

lundi 5 mai 2008

Fête du 5 Mai

Que signifie le 5 Mai au Mexique ? C'est un jour férié. Pourquoi ? En 1857, tandis qu'une nouvelle Constitution est proclamée, le général Zuloaga, partisan des conservateurs, se fait nommer président et abroge les lois de Réforme, ce qui provoque une nouvelle guerre civile. Après trois années de violence, Benito Juárez est alors élu Président. Il laissa un profond impact sur le futur du Mexique. Ses projets et ses visions du futur ont porté leurs fruits pendant plusieurs décades. Il décide la confiscation des biens du clergé, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la suppression des ordres religieux. Ruiné, l’Etat doit suspendre le remboursement de sa dette extérieure. La France, l’Angleterre et l’Espagne décident alors d’intervenir. Alors que l’Angleterre et l’Espagne se contentent finalement d’un compromis, l’armée française, après avoir débarqué à Veracruz, monte jusqu’à Orizaba, puis jusqu’à Puebla qu’elle tente de prendre d’assaut. Elle est repoussée le 5 mai 1862. Les Français ayant remporté la bataille de Las Cumbres, la seule place susceptible de les bloquer sur la route de Mexico était Puebla, ville de plus de 70 000 habitants. Les Mexicains renforcèrent donc ses défenses, les principales étant : le fort de Guadalupe - un ancien couvent - tenu par 1 200 hommes du général Negrete et le fort de Loreto. Le général Zaragoza arrive en ville le 3 mai 1862 avec 3 000 hommes et demande des renforts qui lui parviendront le six. Les Français arrivent devant la ville le 5 mai 1862 au matin et d'emblée le général Lorencez décida de faire porter l'attaque sur le fort de Guadalupe sans attendre les renforts du général Marquez. L'attaque est menée par deux bataillons de zouaves soutenus par de l'artillerie et couverts par les fusiliers-marins à droite et des chasseurs à pied à gauche, l'infanterie de marine étant tenue en réserve. De 11 heures à midi, l'action commence par un bombardement. Le général Ignacio Zaragoza fait renforcer Negrete et lance sa cavalerie sur la gauche des Français. La supériorité numérique des Mexicains déployés, sous les ordres du général Porfirio Diaz, entre les deux forts stoppe l'assaut et les Français doivent à leur tour subir les assauts de la cavalerie adverse. À 16 heures, un orage empire la situation et Lorencez. Les Français perdirent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d'artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptaient que 83 morts et 132 blessés. Cette victoire est célébrée, à présent, chaque année au Mexique, comme le "Cinco de Mayo".

dimanche 6 avril 2008

Tianguis et marché

Se perdre dans le dédale des marchés et savourer les couleurs, les bruits, les odeurs en se laissant porter par la foule doit faire partie de votre voyage pour apprécier un fragment de l'âme mexicaine. Les tianguis sont de fascinants vestiges de l’époque pré-espagnole qui restent très vivants dans la plupart des villes et villages mexicains.Le tianguis (marché indien) est à l'origine un marché de troc où les villageois venaient échanger leur production. Il est maintenant assimilé à un marché d'artisanat indigène avec un grand déploiement de marchandises en tous genres. Les tianguis des états de Oaxaca, Puebla (Cuetzalan), Michoacan, Jalisco et Chiapas sont pleins de couleurs. Dès le lever du soleil, les femmes élaborent avec dextérité, sur une natte à même le sol, des étalages qui rivalisent de couleurs, afin d'attendre paisiblement le chaland accroupies derrière leur marchandise. Vous pourrez également y trouver des herbes magiques, des sachets de poudre miraculeuse et des fioles notamment sur les marchés de la capitale mexicaine. Il vous faut ABSOLUMENT assister à un ou deux tianguis durant votre séjour. Une expérience et un souvenir inoubliables !

samedi 15 mars 2008

La Semaine Sainte au Mexique

La Semaine Sainte constitue la plus grande fête du Mexique. Elle est célébrée dans tout le pays. Cette année 2008, le dimanche de Pâques "tombe" à la date du 23 mars 08- Pendant cette semaine de Pâques, les jours les plus fêtés sont : dimanche des rameaux (le 16 mars), jeudi, vendredi et samedi Saint ainsi que le dimanche de Pâques. Beaucoup de manifestations religieuses avec des célébrations colorées notamment à Ajijic (JAL), San Miguel de Allende (Guanajuato) et San Luis Potosi (procession en silence), Taxco (procession en silence), Catemaco, Dolores Hidalgo (procession en silence), Jerez, Oaxaca, Querétaro (procession en silence), San Juan Chamula, Tzintzuntzan (état du Michoacan), Zacatecas, San Cristóbal, Mexico (Xochimilco) et Pátzcuaro. Toutes ces célébrations sont émouvantes et très intéressantes. N'oubliez pas votre vidéo ou appareil photo. Ce sera un excellent souvenir de votre voyage au Mexique. Il ne sera pas trop difficile de faire coïncider vos congés au moment des fêtes car au Mexique, c'est pratiquement tout le long de l'année. Le carnaval (janvier ou février) est célébré partout avec plus ou moins de faste : prouesses frénétiques des danseurs Chinelo dans le village poussiéreux de Tepotzlán (Morelos) ; défilés, bals costumés, de Mérida, Mazatlán, La Paz, Campeche, Cozumel, et Veracruz. La Semaine Sainte est marquée par les jeux de la Passion, comme dans le quartier d'Ixtapalapa à Mexico, ou par les processions de pénitentes en cagoules noires à Taxco ou encore dans d'autres villes. En avril (19 avril-18 mai 08) se tient la Feria de San Marcos à Aguascalientes, qui se prolonge de plus de 25 jours. En mai, les maçons ripaillent sur les toits, le jour de la Sainte Croix. En juin, on fête la Saint Jean plus ou moins confondue avec Chaac le dieu de la pluie, à San Juan Chamula (Chiapas). En juillet, c’est le tour de St. Jacques et, en août, les habitants de Huamantla, de Cholula, Tepetzintla, Milta Alpa et Santa Maria del Tula fêtent l'Asomption. Tlaxcala, consacre deux semaines à créer de fabuleux tapis de fleurs et de sciure colorée pour célébrer l'Assomption. Début septembre, est réservé aux charros (notamment à Guadalajara), Le 15/16 septembre, on fête l'Indépendance Fin septembre, on fête la Saint Michel. le 4 octobre à San Francisco (St François), les 01er et 02 novembre, Toussaint et jour des morts, Le 20 novembre on célèbre la révolution mexicaine, et ainsi se déroule l'année, cercle sans fin de fêtes de toutes sortes. Voilà un bon aperçu des fêtes au Mexique. Vous avez de quoi vous distraire, vous détendre, vous cultiver, en plus de la visite des villes coloniales, des stations balnéaires, des sites archéologiques, du folklore, de l'artisanat, de la musique, des danses, du plaisir de goûter à la gastronomie et au tequila, etc.... Bon vent

jeudi 31 janvier 2008

Carnavals au Mexique

La période de janvier et de février est propice aux carnavals au Mexique. Partout à travers le pays, les carnavals battent le plein et sont plus beaux les uns que les autres. Le Mexique est un pays qui est en fête. Vous pourrez toujours trouver une fête ou un festival toute l'année à un endroit donné. Le folklore, l'artisanat, la musique, les danses, les fêtes, les festivals, les sites archéologiques, les villes coloniales sont des atouts sans pareil égal à travers le monde. C'est pour cela que j'aime le Mexique. Les stations balnéaires ne m'intéressent pas vraiment... Que l'on se le dise !

mercredi 9 janvier 2008

Nouvelle Année

Je vous souhaite à tous une bonne année 2008, enrichie de voyages superbes. Je vous invite à regarder les vidéos rentransmises dans les pages du Yucatan et du Quintana Roo. De quoi faire rêver et "couper" l'hiver froid que nous connaissons depuis quelques semaines. Pour ceux d'entre vous qui n'ont jamais entendu parler du nom de cet état, l'état du Quintana Roo est l'état qui abrite Cancun et sa Riviera Maya. Vous pouvez également consulter d'autres vidéos comme sur la page de l'état de Jalisco dont la capitale Guadalajara est la deuxième grande ville du Mexique. A vos marques, partez !