Popeye au Mexique

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jeudi 29 mai 2008

Les civilisations précolombiennes - suite -

Des civilisations mésoaméricaines, celle des Mayas semble être celle qui s'est le plus étendue dans le temps. Leur passé peut être divisé en plusieurs périodes. La première d'entre elles fut le pré-classique ancien (1600-1200 avant J.-C), qui débuta avec l'apparition de la céramique. Dès 1500 avant J.-C, les hameaux installés au bord du Golfe du Mexique essaiement vers le nord du Belize, les Basses Terres et le Yucatán. Durant le pré-classique moyen (1200-800), parallèlement aux cités olmèques avec leurs stèles, leurs statues, leurs grandes places cérémonielles et leurs pyramides, on peut tracer les contours géographiques de l'ère maya : septentrionale (le Yucatán), centrale (les Basses Terres), méridionale (les Hautes Terres). Si l'influence de Teotihuacán, puissante cité du haut plateau mexicain, donne aux Mayas le goût des panaches et ornements de plumes, le principe de la voûte à encorbellement, des dieux et des symboles, elle n'empêche pas l'essor d'une organisation sociale et d'une architecture monumentale propre aux Mayas. Les échanges commerciaux se font entre cités, les terres sont distribuées : le système se consolide au rythme de l'expansion territoriale. L'ensemble stèles-autels devient la principale forme monumentale du monde maya. C'est à Chiapa de Corzo que l'on trouve, en 36 avant J.-C. la première trace d'écriture maya. Durant le Classique moyen (500-650 ap.J.-C.), l'essor architectural se ralentit. Le pouvoir se divise en deux têtes : l'une chargée de l'intérieur, l'autre des affaires extérieures. Sur les stèles, la figure du prince conquérant et victorieux annonce les dynasties guerrières. Le sel vient du nord-ouest du Yucatán, les coquillages et fruits de mer se vendent avec succès tout comme les plumes de quetzal ou de colibri. Dans les Basses Terres, le jeu de balle devient l'un des nombreux rituels. Attiré par le cacao et la position stratégique de l'ère méridionale maya, Teotihuacán y étend son influence. Le Classique récent (650-800) correspond à l'apogée du monde maya. Les Basses Terres prospèrent et se peuplent de plus en plus. Séparées par la jungle, les cités-états, très nombreuses, connaissent parfois la richesse sur une ou deux générations avant de s'éteindre. Frappée par un incendie, Teotihuacán décline tandis que Monte Albán, l'autre rivale, montre des signes de faiblesse. Les Mayas, bien organisés, vivent alors leur âge d'or. Ils cultivent les terres hostiles du Petén, et font naître, du Yucatán aux Hautes Terres, des cités puissantes, raffinées comme jamais le monde précolombien n'en a connues. Avec la chute de Teotihuacán au IXème siècle, c'est toute la région qui est déséquilibrée. Nous sommes alors au Classique Terminal (800-950). Des hordes venues du nord s'attaquent au haut plateau central du Mexique. Dans la ville, la population est divisée par dix. Dans le Yucatán, comme dans les Basses et Hautes Terres, le déclin de l'écriture est général.

Prochaine épisode sur les Toltèques et les Aztèques.

vendredi 23 mai 2008

Les civilisations précolombiennes

Les différentes civilisations précolombiennes ont toutes la même origine. Elles forment un monde compliqué et mystérieux, même si elles sont brillantes. On commence par les Olmèques qui tinrent vraisemblablement le devant de la scène du XVème avant J.-C. au IIème siècle après J.-C, que par leur nom aztèque (qui signifie les hommes du caoutchouc), et par un style de poterie et d'architecture. L'influence de ce groupe s'étendit de l'Atlantique au Pacifique, et jusqu'au Guatemala. La diffusion des objets olmèques indique que ce peuple faisait un commerce intense. On leur attribue deux inventions : des systèmes de canalisations souterraines pour l'irrigation, et le jeu de balle de caoutchouc. Puis, Les Zapotèques qui, établis dans la région de Oaxaca, bâtirent de grandes villes comme Monte Alban entre 300 et 700 de notre ère. Il ne faut pas oublier, non plus, la mégapole de Teotihuacan, près de la capitale Mexico, dont l'apogée se situe entre IIè et Vème siècles de notre ère, même si on la connait sous le nom que les Aztèques lui ont donné 1000 ans plus tard.La ville comportait des quartiers distincts pour les Zapotèques, les Mayas, les Mixtèques (après le Xème siècle) et les Totonaques (peuple du golfe du Mexique, El Tajin). Ces quartiers devaient plus tard servir de réserve de chasse pour les Aztèques, et former pour cela la principale réserve de troupes du conquistador Cortés. Nous évoquerons les Mayas, les Toltèques et les Aztèques sur le prochain blog.

lundi 5 mai 2008

Fête du 5 Mai

Que signifie le 5 Mai au Mexique ? C'est un jour férié. Pourquoi ? En 1857, tandis qu'une nouvelle Constitution est proclamée, le général Zuloaga, partisan des conservateurs, se fait nommer président et abroge les lois de Réforme, ce qui provoque une nouvelle guerre civile. Après trois années de violence, Benito Juárez est alors élu Président. Il laissa un profond impact sur le futur du Mexique. Ses projets et ses visions du futur ont porté leurs fruits pendant plusieurs décades. Il décide la confiscation des biens du clergé, la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la suppression des ordres religieux. Ruiné, l’Etat doit suspendre le remboursement de sa dette extérieure. La France, l’Angleterre et l’Espagne décident alors d’intervenir. Alors que l’Angleterre et l’Espagne se contentent finalement d’un compromis, l’armée française, après avoir débarqué à Veracruz, monte jusqu’à Orizaba, puis jusqu’à Puebla qu’elle tente de prendre d’assaut. Elle est repoussée le 5 mai 1862. Les Français ayant remporté la bataille de Las Cumbres, la seule place susceptible de les bloquer sur la route de Mexico était Puebla, ville de plus de 70 000 habitants. Les Mexicains renforcèrent donc ses défenses, les principales étant : le fort de Guadalupe - un ancien couvent - tenu par 1 200 hommes du général Negrete et le fort de Loreto. Le général Zaragoza arrive en ville le 3 mai 1862 avec 3 000 hommes et demande des renforts qui lui parviendront le six. Les Français arrivent devant la ville le 5 mai 1862 au matin et d'emblée le général Lorencez décida de faire porter l'attaque sur le fort de Guadalupe sans attendre les renforts du général Marquez. L'attaque est menée par deux bataillons de zouaves soutenus par de l'artillerie et couverts par les fusiliers-marins à droite et des chasseurs à pied à gauche, l'infanterie de marine étant tenue en réserve. De 11 heures à midi, l'action commence par un bombardement. Le général Ignacio Zaragoza fait renforcer Negrete et lance sa cavalerie sur la gauche des Français. La supériorité numérique des Mexicains déployés, sous les ordres du général Porfirio Diaz, entre les deux forts stoppe l'assaut et les Français doivent à leur tour subir les assauts de la cavalerie adverse. À 16 heures, un orage empire la situation et Lorencez. Les Français perdirent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d'artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptaient que 83 morts et 132 blessés. Cette victoire est célébrée, à présent, chaque année au Mexique, comme le "Cinco de Mayo".